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Présentation du spectacle de La Passion


La « Passion du Christ » :

En 1951, le docteur Laurent eut l’envie de monter un spectacle autour de « La Passion du Christ », entreprise d’envergure qui fut menée à bien par des dizaines de bénévoles. Depuis cette première représentation, le spectacle a été repris régulièrement et vu par des milliers de spectateurs venant de tous les coins de Belgique et même de pays frontaliers. Le texte original du Chanoine Boilin fut remanié successivement par les abbés Laloux et Ganty, Pol Dumont, Jean-Pol Detaille, Claude Bietheres et Benoît Callant.

Ce spectacle, vestige d’une tradition qui remonte au Moyen-Age, fait partie intégrante de notre patrimoine culturel. Aujourd’hui, seuls deux villages belges maintiennent encore ce folklore : Ligny et Sibret !

La Passion de Sibret : une véritable aventure humaine

Des amateurs, issus du village et des environs, participent à la mise sur pied de cette aventure humaine et culturelle. Le texte et la partie musicale ont été entièrement réécrits. Le concept a changé mais l’esprit reste le même : donner à tout un chacun, jeunes comme vieux, croyants ou non, un aperçu de la formidable histoire de Jésus, de ses dernières heures qui changeront à jamais la face de l’humanité et qui façonneront pour des siècles notre civilisation.

Mais réduire La Passion à un simple spectacle de théâtre amateur serait une erreur: c’est bien plus que cela ! Il s’agit d’une aventure humaine de plusieurs mois durant lesquels des gens de tous les âges, issus de toutes les classes sociales et de tous les milieux, se rassemblent pour mener à bien cet ambitieux projet dans une ambiance conviviale. Un bel exemple de partage et d’intégration par la culture.

Une vision renouvelée, actuelle et universelle :

Un nouveau texte :

Raconter la Passion de Jésus, c’est d’abord raconter une vie passionnée. Les historiens voient en Jésus de Nazareth un prédicateur délivrant, pour faire simple, un message de bonheur et de joie. Son enseignement et son engagement furent à ce point intolérables aux autorités en place qu’il fut condamné à mort. Tel est le point de vue du nouveau spectacle. Il raconte comment un homme déclenche l’enthousiasme par la force de sa parole et la cohérence de son action, comment les bien pensants rejettent sa personne, comment les disciples eux-mêmes ne comprennent pas toujours tout, comment les foules l’abandonnent peu à peu, et comment il se retrouve seul dans les souffrances de la passion. Mis à mort parce que humain, trop humain, ce que ne peuvent supporter les forces institutionnelles garantes de l’inertie… En somme, une histoire universelle…

Ce récit est livré au public par une troupe d’acteurs qui prennent à vue différents rôles. A la manière d’un chœur antique -celui des habitants de Sibret en l’occurrence-, ils relatent cette épopée. Ce qu’un prologue met en scène. A la troupe d’acteurs se joindra une chorale, appelée à soutenir et commenter l’action et faisant partie intégrante de la mise en scène.

De nouveaux décors, de nouveaux costumes :

Si le scénario dégage l’histoire de sa gangue historique et religieuse pour aller à l’essentiel, un travail analogue doit être effectué au niveau des images scéniques. C’est que l’imaginaire occidental en cette matière provient de la Renaissance italienne. Il a été perpétué par les chromos des petits catéchismes et prolongé dans la filmographie de la fin du 20°siècle. Il a toujours marqué les spectacles religieux. La Passion de Sibret, version 2017, entend se détacher de cet univers pictural.

Un nouveau dispositif scénique aux tons rouges ocres, agrémenté d’éléments de décor significatifs selon les principaux tableaux, sert le spectacle. Sur le plan des costumes, le choix de prendre des habits contemporains aux couleurs blanches écrues renvoie à l’universalité du propos.

Une nouvelle partie musicale :

Une musique entièrement créée également et proche de l’action, si proche qu’elle en fait partie intégrante. Ainsi le chœur évolue sur scène à la manière des chœurs de la Grèce antique : tantôt acteurs, tantôt commentateurs, tantôt spectateurs aussi. Elle se veut simple, mélodique, accessible à tous, et surtout, porteuse de sens et d’intensité pour souligner, parfois, ce que les mots ne peuvent dire. Les chœurs (environ 35 personnes) sont accompagnés par les sonorités riches, extrêmement variées et étonnamment proches des instruments “classiques” d’un synthétiseur. Le manque de place a motivé ce choix, mais pas uniquement : ce sont surtout les (quasiment) infinies possibilités d’un instrument extraordinaire, permettant de souligner, commenter, intensifier des phrases, attitudes ou interrogations etc… des différents personnages du drame qui ont décidé et orienté le directeur musical dans ce sens. Un son de hautbois, isolé, lointain et solitaire “parlera” davantage peut-être, à un moment donné, au cœur de gens (acteurs ou spectateurs) qu’une parole, un action ou même un chant.

Ils ont soutenu ce projet

lavoix


Europe des Passions

Si aujourd'hui, il n'est plus joué que deux spectacles de la passion en Communauté française, à Ligny et à Sibret, cela n'a pas toujours été le cas. Ce genre dramatique qui vit, semble-t-il le jour au Xème siècle sous la houlette d'un moine du monastère de Saint-Gall (Suisse), se développa au cours des siècles pour atteindre au 16ème des dimensions parfois inimaginables. On vit des passions se jouer aux quatre coins de l'Europe et encore aujourd'hui, une cinquantaine de localités organisent des représentations (Nancy, Amiens, Verges en Espagne, Otigheim en Allemagne, etc.). Chaque ville, chaque village et chaque spectacle possède son style, sa personnalité et ses caractéristiques propres, le plus souvent d'ailleurs liés à leurs origines. Certaines représentations sont encore jouées dans les églises comme à Amiens, d'autres devant les remparts (Verges) ou dans un théâtre de verdure (Tegelen aux Pays-Bas), d'autres encore ont conservé le principe d'une mise en scène simultanée, les comédiens se déplaçant selon les nécessités de l'action dans les différents lieux scéniques (Comme à Oberammergau en Allemagne). Et partout la ferveur et l'amour du théâtre unis les acteurs de ces spectacles.


 
 
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